Témoignage de Nicole

Être atteinte d’une maladie chronique… on pense souvent que cela ne touche que les autres, jusqu’au jour où le diagnostic tombe : cardiomyopathie dilatée. Bon tant que cela ne change pas mon quotidien, je n’y ai pas fait attention. Mais lorsque les symptômes sont devenus de plus en plus nombreux et handicapants, je n’ai pas eu d’autre choix que d’y faire face.

L’année 2016 a été une année horrible, du moins à compter de juillet. Cela n’a été qu’une succession de maux, de douleurs, de souffrance.

Tout a commencé par une forte fatigue, des difficultés respiratoires, de plus en plus de mal à marcher, des troubles digestifs, des vomissements, la perte d’appétit. Je devenais de plus en plus faible physiquement et pour ne pas avoir à faire face aux questions de mon entourage, j’ai commencé à m’isoler de plus en plus. Après en y réfléchissant je ne sais pas si c’est moi qui me suis isolée et si ce sont les gens qui se sont peu à peu éloignés.

En plus de la souffrance physique, l’isolement est une des grandes souffrances du à la maladie chronique.

Bref les symptômes se sont accumulés jusqu’à mon hospitalisation en février 2017. Là les médecins m’ont appris que je faisais une embolie pulmonaire : un caillot de sang qui s’approchait de mon coeur, déjà bien fatigué. Aujourd’hui je réalise ce que les médecins ne me disaient pas. Je ne comprenais pas pourquoi je n’avais pas un traitement spécifique pour le coeur, et surtout pourquoi au bout de 5 jours ils me laissaient sortir alors que j’étais encore mal au point…. Ils n’avaient pas d’espoir tout simplement. Mais heureusement je ne voyais pas les choses comme eux. J’ai enchainé plusieurs hospitalisations dont une qui a duré 4 semaines, des tonnes et des tonnes d’examens, plus ou moins douloureux et/ou humiliants. Je n’avais plus le contrôle de mon corps, je ne comprenais pas ce qui se passait, je me sentais trahie par ce corps qui me lachait, qui m’abandonnait. Les médicaments soignaient mais avaient des effets secondaires. Résultat : jaunisse, dysfonctionnement du foie, des reins, coeur extrêmement fatigué, œdèmes dans tout le corps, crise de goutte (extrêmement douloureuse), vomissements… j’ai perdu plus de 15 kg en moins de 10 jours. (45 kg en 1 an). Pendant cette longue période, j’ai essayé toutes les méthodes possibles et inimaginables pour « soulager » mon corps et surtout mon âme car je ne comprenais pas ce qui m’arrivait. C’est comme si tout ça concernait quelqu’un d’autre, comme si j’étais spectatrice. C’est étrange comme sensation.

J’ai donc essayé le coaching de vie, le développement personnel, le nettoyage des chakhras, les thérapies énergétiques, les fleurs de Bach, le régime sans gluten. J’ai voulu essayer l’acupuncture, la médecine chinoise, indienne, etc….bref tout ce qui me promettait une vie plus sereine et une guérison certaine. Certaines techniques m’ont fait du bien mais un bien momentané. Et surtout ça revenait super cher à force alors que je me retrouvais sans aucune rentrée d’argent. Une chose est sure : elles m’ont emmené à changer. J’ai toujours été une femme qui pensait plus aux autres qu’à elle. C’est simple j’étais heureuse quand autour de moi, mes proches étaient heureux et présents. Mais là je me suis retrouvée seule, plus d’amis, plus personne. Après avoir été amère, j’ai décidé de me remettre en question, de penser à moi avant tout, d’analyser mes relations, les raisons pour lesquelles elles n’avaient pas marché et surtout mettre en avant ce que je recherchais vraiment. C’est à plus de 40 ans que je découvre enfin qui je suis, ce que j’aime et ce que je n’aime pas.

A présent je recherche avant tout des relations sincères, simples, authentiques. Je ne supporte plus les personnes qui parlent sur les autres, la méchanceté, l’égoïsme, le manque d’amour de son prochain, les ragots, les moqueries… Je préfère donc avoir peu de personnes autour de moi mais des personnes partageant les mêmes valeurs, des personnes positives, qui cherchent autre chose que les futilités de la vie. Cela peut paraitre trop sérieux, mais la vie doit être prise au sérieux. On dit souvent qu’elle est courte. Oui elle est courte et pour ne pas la gaspiller, prenons-la au sérieux et posons des actes concrets. Et apprenons à nous faire plaisir. C’est simple maintenant je ne me refuse rien, j’apprends à m’écouter, à m’aimer, sans culpabiliser. Je veux aller au cinéma, j’y vais, je veux me maquiller je le fais, je veux voyager, je voyage. Je ne veux rien faire de la journée, je ne fais rien. Je ne veux pas aller chez untel je n’y vais pas sans avoir à me justifier. Je ne fais plus rien par contrainte mais par amour, par amour pour moi, par amour pour l’autre, ça change tout. Et surtout j’exprime ce que je ressens. Toujours dans l’amour, sans blâmer l’autre car après tout ce sont mes sentiments pas ceux des autres, mais une chose est sure : je m’exprime ! Ces différentes techniques et approches spirituelles m’auront au moins appris ça.

Après avoir touchée le fond (en juillet le dernier médecin que j’ai vu m’a tout simplement dit que mes jours étaient comptés et que je n’avais pas d’issue si ce n’est une greffe et tout ce qui s’en suit), j’ai pleuré comme jamais. L’espoir m’avait quitté mais….ma foi m’a sauvé. Grâce à des messages sur le site emci.com, des réunions de prière, le soutien de personnes comme notre belle et courageuse Déborah, j’ai peu à peu remonté la pente et compris une chose : je devais non seulement prendre une décision mais surtout m’y accrocher.C’était à moi de prendre la décision pas aux médecins, car il s’agissait de ma vie pas la leur !  La foi c’est un peu une folie mais au fond de moi je savais que je devais refuser ce diagnostic, refuser cette maladie, refuser ces symptômes et plutôt m’accrocher à ce que dit Dieu. Au lieu d’écouter de ce que le « mal-a-dit » j’ai décidé d’écouter ce que Dieu, le bien dit. J’ai donc décidé de marcher à contre courant et de croire en ma guérison malgré tout le reste. Fixer mes yeux sur le retour sur soleil alors que la tempête se déchaine. Parce que oui le soleil revient toujours ! Cela prend le temps que ça prend mais il revient.

J’ai pris cette décision fin juillet 2017 et depuis je vais de mieux en mieux réellement. Dans ma tête tout d’abord, puis physiquement je n’ai plus l’air maladif. Peu à peu je reprends gout à la vie et même lorsque certains symptômes pointent le bout d leur nez je leur dis STOP ! Et je ne panique pas. Je me base solidement sur ma foi et je laisse Dieu agir. Je n’attends pas des résultats particuliers parce que j’ai la conviction qu’à un moment, je ne sais pas quand, mais je sais que ça se fera, à un moment ma guérison va se manifester pleinement et en surprendre plus d’un !

Je suis tellement confiante sur ce point que je suis totalement en paix, je ne prie même plus pour la guérison puisque je l’ai. Je suis juste reconnaissante et je remercie Dieu. Résultat aujourd’hui Il m’a surpris avec une excellente nouvelle concernant mes résultats. 2 ans que je me bats et voilà les bonnes nouvelles arrivent et cela ne fait que m’encourager à poursuivre dans cette voie, no Matter what !

Alors les filles surtout ne baissez pas les bras, le combat n’est pas facile, et c’est un combat au quotidien. Entourez-vous des bonnes personnes, celles qui vont vous porter, vous soutenir. Le chemin est plein d’embuches, plus ou moins dures à franchir mais garder les yeux fixés vers votre objectif : la guérison ! Le reste n’est que temporaire… dur, pénible, fatiguant mais temporaire ! Ne vous polluer pas la vie avec les diagnostics et compagnie, laissez ça aux médecins et vous, VIVEZ !

Vivez pleinement votre vie sans regret.

 

Nicole ZOA